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La Région mise sur la sobriété énergétique

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Le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) devrait booster les énergies renouvelables. Avec l’implication des élus du département.

Quelle sera la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie d’ici à 2020 ou 2050 ? Pour l’influer au maximum, un Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) est mis en place, par la préfecture de région et le conseil régional.

Profitant d’une réunion de l’Association des maires de l’Indre, Gilles Deguet, vice-président de la région Centre, délégué à l’Environnement, a répondu vendredi aux interrogations des élus, qui estimaient « n’avoir pas été suffisamment impliqués » et regrettaient un « manque de concertation ». Gilles Deguet explique : « Il a fallu aller à une vitesse folle pour élaborer le document, sur une directive gouvernementale. Nous voulions que cela se fasse sérieusement, sans que cela traîne sur la question de l’éolien. Il faut agir vite. »

Éolien et géothermie

Le but de ce schéma ? Planifier ce que fera la Région en matière de maîtrise de l’énergie. Avec un grand objectif : « une diminution de 20 à 25 % de la consommation d’énergie d’ici à 2020, avec un quadruplement de l’énergie produite par l’éolien et la géothermie ». Concernant l’Indre, Gilles Deguet estime que, si le développement de l’éolien a été plutôt tardif, il est aujourd’hui assez important. « Les éoliennes du département fournissent 90 mégawatts. On est dans la moyenne régionale. » Le schéma définit également des zones favorables au développement de l’éolien (ZDE).« Dans l’Indre, on estime aujourd’hui que seize communes veulent entrer dans ces zones. Et une douzaine devrait vouloir en sortir. »

Si la consultation du public se termine aujourd’hui, les collectivités territoriales ont encore un mois pour faire remonter leurs remarques sur le SRCAE. Tous les avis seront étudiés par les deux partenaires – conseil régional et préfecture de région –, pour aboutir à une rédaction définitive du Schéma, vers le 20 mai. Le texte passera ensuite en session du conseil régional en juin.

Le document est toujours consultable sur le site internet de la région Centre, www.regioncentre.fr

la phrase

« Puisqu’il n’existe pas, pour l’heure, d’énergie qui n’ait pas d’inconvénients, le plus raisonnable est d’en consommer moins. Il ne s’agit pas de retourner en arrière mais de gagner en confort énergétique. »

C’est l’opinion des élus du groupe Europe-Ecologie, les Verts lors de l’examen, par la Région, du Plan climat énergie, plan qui a donné lieu à enquête publique jusqu’au 20 mars. S’il se réjouit du fait que la Région s’est fixé comme objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020 (base 1990), le groupe estime par contre que l’objectif affiché d’obtenir 2.600 mégawatts de capacité de production en éolien d’ici cette même date, ne pourra être atteint que si on élargit la cartographie actuelle du Schéma régional éolien.

en bref

Objectif CO 2 : les transporteurs s’engagent

Cinq entreprises de transport de la région Centre ont signé à la préfecture de région, vendredi à Orléans, la charte Objectif CO2, élaborée par le ministère de l’Environnement, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et des représentants des organisations professionnelles. Les signataires s’engagent dans une démarche volontaire de réduction des émissions de CO2. A ce jour, onze entreprises de la région Centre se sont engagées dans cette démarche.
Les signataires de l’Indre sont Intertransports, à Châteauroux, pour 67 véhicules, et les Transports Van De Walle, à Issoudun, pour 114 véhicules.

NR du 20/03/2012

2017-02-05T18:54:27+01:00mars 21st, 2012|Environnement, Non classé|Commentaires fermés sur La Région mise sur la sobriété énergétique

Le chanvre de Lignac alimente l’écoconstruction

Didier Vachaud cultive et transforme du chanvre bio en isolant naturel. Il souligne les vertus de cette plante qui donne même de la farine et de l’huile.

Lorsqu’on lui demande s’il fume la moquette, Didier Vachaud répond à cette plaisanterie facile en vantant les multiples qualités d’une plante au nom équivoque. Cet artisan maçon de Lignac s’est en effet diversifié en cultivant et en transformant du chanvre.

Tout a commencé en 2006 lorsqu’une cliente a souhaité utiliser ce produit naturel pour rénover sa maison. L’opération fut très concluante et il décidait d’approfondir le sujet en se documentant et en visitant plusieurs plantations du département.

Isolant naturel très efficace
Après avoir acheté le domaine agricole de Fontaudiger, il se lançait à son tour dans cette production. Sur 3 ha en 2010, puis 4,5, l’an passé… Une montée en puissance engendrée par une vraie demande. La matière première transformée sur place grâce un ingénieux système de tapis roulants et de broyeurs donne en effet de la laine naturelle, aussi efficace que la laine de verre, de la chènevotte qu’on peut intégrer aux dalles isolantes et des paillettes utiles aux enduits de finition. En bref, une somme d’éléments voués à l’écoconstruction.
Didier Vachaud emploie bien sûr ces produits dans ses propres chantiers et s’applique à les vulgariser auprès d’autres professionnels et des particuliers. Le chanvre de Lignac qui sera planté l’an prochain sur 8 ha et bénéficie du label bio, possède un bel avenir.« Dans cette plante, c’est comme dans le cochon, tout est bon, et en fin de vie, elle est recyclable », résume l’artisan. Son épouse, Nicole, en fait d’ailleurs du pain, des pâtisseries, de l’huile, et s’en sert pour cirer des meubles. Le couple qui reçoit déjà des groupes à la demande, envisage donc de créer des ateliers de démonstration pour faire partager sa nouvelle passion.

Contact : tél. 02.54.25.60.50 et 06.82.74.66.59.

NR du 06/03/2012

2017-02-05T18:54:27+01:00mars 7th, 2012|Non classé|Commentaires fermés sur Le chanvre de Lignac alimente l’écoconstruction

La Conf :  » Construire, convaincre et fédérer « 

Laurent Moreau n’y va pas par quatre chemins. Dans son rapport moral présenté, jeudi, lors de l’assemblée générale, le porte-parole de la Confédération paysanne de l’Indre, met le doigt où ça fait mal. « Depuis dix ans, l’Indre a perdu un quart de ses paysans. Si, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, cette situation s’expliquait, cela devient, aujourd’hui, purement incompréhensible. Et catastrophique pour la vie de nos campagnes. »

L’effet boule-de-neige
Devant une salle bien remplie à Coings, au premier rang de laquelle, se trouvait Xavier Péneau, préfet de l’Indre, le porte-parole poursuit : « Dans un contexte économique et financier où tout évolue très vite et sans vision à moyen terme, il faut faire preuve d’une volonté à toute épreuve pour investir sur 20 ou 30 ans. » Laurent Moreau et ceux qui sont à ses côtés constatent que « l’agrandissement des exploitations et la capitalisation qui l’accompagne rendent la situation paradoxale. Une ferme déjà importante qui se libère ne peut pas être reprise par une personne qui voudrait s’installer, car elle nécessite trop de capitaux. Elle est reprise par une exploitation voisine un peu plus grosse et qui a le financement. » Un effet boule-de-neige qui ne laisse que peu de place aux petites entreprises, « au profit des grosses qui le deviennent de plus en plus ». Ce phénomène qui n’est pas nouveau s’apparente « à une mort programmée de la paysannerie ». Un destin que la « Conf’ » refuse, en appelant les agriculteurs à rejoindre ses troupes pour « davantage d’efficacité ». Un appel déjà entendu, puisque depuis 2004, la Confédération a enregistré une progression de ses effectifs avoisinant les 30 % dans l’Indre, « alors que 25 % des paysans ont disparu ».Une présence sur le terrain que ce syndicat aimerait renforcer dans le cadre des élections à la chambre d’agriculture qui auront lieu dans un peu moins d’une année.« Onze mois pour construire, convaincre et fédérer autour de notre projet d’agriculture paysanne. » Cette assemblée générale s’est ponctuée par un débat sur les semences de ferme, en présence de Michel Geray, porte-parole de la Coordination nationale pour la défense des semences de ferme, et Christian Huyghe, directeur scientifique à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

NR du 27/02/2012

2017-02-05T18:54:27+01:00février 29th, 2012|Agriculture, Non classé|Commentaires fermés sur La Conf :  » Construire, convaincre et fédérer « 

Les chasseurs grands gagnants de la campagne électorale

Le 23 février dernier, les députés ont adopté un projet de loi relatif au domaine de la chasse. Répondant à l’engagement du Président de la République d’adoption d’une loi sur la chasse avant la fin de la session parlementaire, la cinquième en douze ans, cette loi est une nouvelle courbette faite aux chasseurs. Et s’affiche ainsi dans la droite lignée de mesures réglementaires déjà accordées aux chasseurs, le 31 janvier dernier. Parmi les dispositions prévues par ce nouveau texte, les propriétaires d’installations de chasse bénéficieront d’une exonération fiscale. Pourtant, les installations de chasse, où se pratique la chasse au gibier d’eau notamment, peuvent se louer plus de 200 euros la nuit et se vendre jusqu’à 250 000 euros. Non déclarées, ces transactions ne sont pas imposables. Or, grâce au gouvernement, ces installations restent hors de toute fiscalité, mais sont également exonérées de taxe foncière. Comme le citent les associations : « Quand il s’agit de chasse, la chasse aux niches fiscales n’est pas d’actualité ! ».

Par ailleurs, cette nouvelle loi donne la possibilité aux chasseurs de demander au préfet d’imposer un prélèvement d’animaux à des propriétaires terriens opposés à la chasse. Outre qu’il risque d’accroître les pressions, voire les intimidations, exercées à l’encontre de ces derniers, ce dispositif remet en cause le droit reconnu en 1999 par la CEDH (1). Celle-ci a, en effet, reconnu le droit à tout propriétaire à s’opposer à la pratique de la chasse sur ses terres. Parallèlement, le ministère de l’écologie n’est plus en mesure d’instaurer de sa propre initiative un prélèvement maximal autorisé (PMA), « dont seuls les chasseurs deviennent les initiateurs ». Les chasseurs conservent également l’autorité sur la création des réserves de chasse, la proposition de restaurer le droit d’initiative du préfet ayant été rejetée.

France Nature Environnement, la Ligue Roc et la LPO (2) ont fait part de leur indignation justifiée face à cette nouvelle réglementation qui, en rejetant toute possibilité de discussion, donne les pleins pouvoirs aux chasseurs en matière de gestion de la faune. On pouvait difficilement trouver un acteur plus partial pour occuper cette position, mais une période pré-électorale appelle aux sacrifices. Ce sont la faune et le reste des utilisateurs de la forêt qui devraient en faire les frais dans le cas présent.

Univers Nature du 24/02/2012

2015-01-26T17:46:29+01:00février 24th, 2012|Biodiversité, Non classé|Commentaires fermés sur Les chasseurs grands gagnants de la campagne électorale

Vatan – Le canton mise sur l’éolien

Dans le canton, les premiers projets éoliens ont mis plus de dix ans pour aboutir. Mais avec les réformes, ces parcs s’avèrent moins lucratifs que prévu.

Quand la zone de développement aérien a été créée dans le canton de Vatan, les élus avaient fixé des limites. « Personnellement, je trouve les éoliennes jolies… à condition qu’elles ne soient pas trop nombreuses. Il n’a jamais été question de faire une forêt. On a toujours dit qu’il n’y aurait pas plus de 50 éoliennes sur le canton », rappelle Yves Fouquet, maire de Vatan.

Si tous les projets en cours voient le jour, le seuil ne sera pas loin d’être atteint, voire dépassé. Pour l’heure, la question ne se pose pas. Seul le parc de Vatan-Liniez est en activité. Le second à voir le jour devrait être celui de Ménétréols, dont les travaux pourraient débuter au printemps. Gérard Pion, maire, a trouvé le temps long. « Le projet a mis douze ans pour aboutir. Il a été retardé par les multiples procédures engagées par les anti-éoliens. Ces éoliennes, nous les attendons. Elles vont donner une bouffée d’oxygène au budget de la commune. »

Mauvaise nouvelle
Pour autant, l’élu en est conscient, cette « bouffée d’oxygène » sera toute relative. En une décennie, la réforme de la taxe professionnelle a changé la donne. Son voisin, Yves Fouquet, vient d’en faire l’expérience. La mauvaise nouvelle est tombée il y a quelques semaines. « La commune devait toucher 28.000 € en 2011 avec les éoliennes. Les services fiscaux nous ont finalement avertis qu’on ne touchera rien la première année de fonctionnement. Aucune explication ne nous est donnée. La communauté, elle, devrait toucher annuellement autour de 100.000 €, si rien ne change d’ici là. On est loin des 450.000 € qu’on aurait dû percevoir avec la taxe professionnelle. » Quand il entend évoquer le possible doublement du parc Vatan-Liniez, Yves Fouquet reste circonspect. « Je ne sais pas si je le verrais un jour. Si on doit repartir sur des recours administratifs à n’en plus finir », lâche l’élu. De son côté, la société EDP confirme que le projet est dans les cartons. « On part sur une ligne supplémentaire de dix éoliennes, précise Didier Fillâtre, chargé du développement de l’éolien pour la société EDP. Nous allons en discuter dans les prochains mois avec les deux communes concernées, former un comité de pilotage. Il faut compter au moins un an d’études. La construction ne commencera pas avant fin 2013, début 2014. » Sauf nouveau bras de fer judiciaire avec les anti-éoliens…

repères
> Vatan-Liniez. Le parc de onze éoliennes (cinq à Liniez et six à Vatan) a été inauguré en septembre 2011. Il a produit en 2011, 60 giga-watt par habitant, soit l’équivalent de la consommation électrique de 59.000 habitants. Des études sont lancées pour installer une ligne supplémentaire de dix éoliennes sur ce parc.
> Fontenay. Le projet de cinq éoliennes accepté par le préfet de l’Indre a reçu fin 2011 l’avis défavorable du préfet de Région.
> Giroux-Luçay-le-Libre. Le projet prévoit deux éoliennes à Giroux et six à Luçay (cinq ont été acceptées par le préfet de Région et quatre font l’objet d’un recours devant le tribunal administratif).
> Saint-Pierre-de-Jards. Un permis de construire a été déposé pour huit éoliennes. > Ménétréols-sous-Vatan. La construction du parc pourrait débuter au printemps. Treize éoliennes sont prévues sur Ménétréols et quatre sur Lizeray. > Meunet-sur-Vatan/Reboursin. Un projet de cinq éoliennes est dans les cartons.

initiative
Ils produisent leur électricité
A Reboursin, une grande partie des bâtiments de l’exploitation d’Éric Van Remoortere est couverte de panneaux photo- voltaïques. Objectif du responsable du Gaec de La Marzan- L’Abeaupinière : obtenir le maximum d’autonomie pour son exploitation afin de réduire et maîtriser les coûts de production. L’exploitation porte sur 230 hectares de culture, 200 hectares dédiés à l’alimentation du bétail et une production de 4.500 porcs par an. Dans cette logique de gestion, des investissements ont été faits notamment dans le chauffage, la gestion de l’eau, la fertilisation des terres et, depuis le 13 décembre 2011, dans la production d’électricité. Les toitures des bâtiments existants ont été utilisées pour l’installation de panneaux photovoltaïques. L’exploitation compte 1.550 m² de panneaux photovoltaïques qui assurent une production annuelle d’environ 235.000 kW. Cette énergie est vendue. La durée de vie estimée des panneaux est de 20 ans avec des garanties de production à 85 % sur 18 ans. Ce projet collectif est mené par une association d’une quarantaine de producteurs installés dans les départements de la Haute-Vienne et l’Indre. Sur leur propriété, 25.000 m² de panneaux ont ainsi été installés, ce qui représente une puissance totale de 3 MW.

NR du 23/02/2012

2015-01-26T17:32:07+01:00février 24th, 2012|Non classé|Commentaires fermés sur Vatan – Le canton mise sur l’éolien

PDEDMA – le département doit revoir sa copie

La Nouvelle République se réveille un peu tard : l’enquête publique sur la révision du PDEDMA de l’Indre s’est ouverte le 3 octobre 2011. Elle s’est clôturé le 3 novembre avec comme participation sur les registres d’enquêtes, des habitants du Boischaut nord et de l’association ACDD36. La commission d’enquête qui devait rendre son rapport 1 mois après la date de clôture, à demander un délai et pris 2 mois et demi pour étudier tous les éléments remis lors de l’enquête. Le rapport de 114 pages a été remis au conseil général le 13 janvier dernier. J’ai obtenu une copie du rapport d’enquête, mais alors qu’il devrait être mis à la disposition du public, vous n’en trouverez aucune trace sur le site du Conseil Général : www.cg36.fr.

Lien avec le rapport d’enquête sur la révision du PDEDMA de l’Indre :
– Rapport d’enquête sur le PDEDMA de l’Indre Partie 1
– Rapport d’enquête sur le PDEDMA de l’Indre Partie 2

Lien avec des articles sur le PDEDMA et Gournay sur le site d’Europe Ecologie – Les Verts :
– Article sur le PDEDMA et l’extension de Gournay
– Lettre de Mr. J.Delavergne sur les déchets dans l’Indre

L’article de la NR :
En parallèle à ces agrandissements, le plan départemental d’élimination des déchets, en cours de révision, a reçu un avis défavorable du commissaire enquêteur, le 13 janvier. Il prévoyait notamment de fixer une limite aux capacités annuelles d’enfouissement des déchets ultimes à 100.600 t par an en 2015 et 97.700 t en 2020. Or, les sites de stockage du département, si leurs agrandissements sont actés, offriront une capacité de 170.000 t par an, très nettement supérieure aux besoins. Une situation dénoncée par Europe écologie – Les Verts, pour qui « il manque une réelle volonté politique ». « Le plan affiche des objectifs de diminution des déchets, mais non suivis de moyens opérationnels, rien de concret, estime Caroline Gauthier. Ce qui manque aussi : la prévention, où le plan ne fait que citer des textes, sans réflexion particulière. » Claude Doucet, vice-président du conseil général chargé du dossier, s’est quant à lui déclaré un peu surpris de l’avis négatif. « On pensait, après nous être astreints à tout ce qui était demandé, avoir un avis favorable. Nous avons tout mis en œuvre en consultant notamment les 267 communes. L’avis est argumenté, nous allons contre-argumenter. Nous avons deux objectifs : préserver l’environnement et voir les conséquences sur les redevances. Je pense qu’il s’agit plus d’un problème sur la forme que sur le fond. »

Pas d’homogénéité des pratiques
L’un des principaux problèmes du département réside dans l’absence d’homogénéité de tri et de collecte, d’une communauté de commune à une autre. « Je suis tout à fait d’accord pour faire des propositions aux élus pour homogénéiser les pratiques, poursuit Claude Doucet, mais on ne peut pas obliger les gens. Quant à la valorisation, j’y crois. Encore faut-il mettre les moyens financiers. » Des moyens qui pourraient être transférés de l’enfouissement à la prévention. En 2010, le Sytom de la région de Châteauroux, qui regroupe 106.010 habitants, a ainsi dépensé 1,44 million d’euros uniquement pour enfouir des déchets.
NR du 17/02/2012

2015-01-26T18:07:38+01:00février 17th, 2012|Environnement, Non classé|Commentaires fermés sur PDEDMA – le département doit revoir sa copie

Wind Tower : l’éolienne du futur ?

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La société japonaise Zena System, basée à Fukuoka, a déposé un brevet portant sur la construction d’une nouvelle version d’éolienne. Son projet est basé sur le constat selon lequel les éoliennes actuelles ne profitent de l’effet du vent que sur la partie rotor et que le mât ne fait « que » soutenir la mécanique. Baptisée « Wind Tower », sa tour serait un nouveau type de générateur d’énergie éolienne, hexagonal, haut de cinquante mètres et de vingt-sept mètres de diamètre.

Le but recherché par les ingénieurs est que cette tour puisse capter le vent sur 360 degrés, c’est-à-dire selon toutes les orientations. Le vent serait capturé grâce à un système de portes ne s’ouvrant que sur l’intérieur et forçant le vent à la base de la tour où sont situés les générateurs, des turbine qui permettent la production d’électricité. La Wind Tower serait par ailleurs équipée de générateurs disposés sous terre dans une centrale, ce qui faciliterait l’accès et l’entretien et ferait d’elle un lieu mieux protégé pour les intervenants techniques. Le site, qui dans son ensemble devrait s’étendre sur au moins treize mille mètres carrés, comprendrait également une salle des turbines, des installations de stockage d’énergie, un centre administratif ainsi qu’un centre de formation. Le sommet de l’édifice consisterait enfin en une terrasse panoramique pouvant faire office de restaurant, de plateforme d’observation ou même d’héliport !

Wind Tower, bénéfique pour l’environnement
Même si aucune tour n’est pour le moment sortie de terre, un projet est en cours et devrait prochainement voir le jour sur l’île de Kyushu. Sa capacité de production a été évaluée à cinq mégawatts (MW) d’électricité.

Si l’entreprise japonaise réfute la théorie de la valeur limite de Betz selon laquelle le maximum théorique d’énergie exploitable à partir du vent est d’environ 59%, elle devra tout de même intégrer « sa » tour dans un environnement complètement dégagé afin d’optimiser au mieux son rendement. Il faudra également tenir compte de l’encombrement d’un tel système posé à même le sol comparativement aux éoliennes classiques. Les turbines au sol devraient néanmoins permettre un entretien plus facile mais aussi une protection contre la foudre plus importante. Autres points positifs, l’absence de rotor évite des dommages collatéraux sur la faune et la multiplicité des générateurs permettrait une importante production d’électricité. Last but not least, ce projet, dont le coût n’a pour le moment pas été dévoilé, sera multifonctions.

Lorsque la première tour sera érigée, il sera alors temps de faire les comparaisons qui s’imposent et de vérifier si oui ou non la Wind Tower remplacera à long terme les éoliennes telles que nous les connaissons aujourd’hui. Le fait est qu’elle a déjà fière allure sur le papier.

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 27th, 2012|Eolien, Non classé|Commentaires fermés sur Wind Tower : l’éolienne du futur ?

Enquête publique pour l’extension de l’ISDN de Gournay

Gournay_decharge

Après Neuvy-Pailloux et ses déchets nucléaires, l’extension de 60 000 tonnes/an de la décharge de déchets ménagers de Châtillon sur Indre, bienvenue à l’extension de l’ISDND de Gournay.

La Société d’Exploitation de Gournay a déposée auprès de la préfecture, une déclaration IPTC pour l’extension de l’ISDND de Gournay de 85 000 tonnes/an pour une durée de vie de 20 ans, et un tonnage total de 2 072 304 m3.
L’ enquête publique, sera ouverte à la mairie de Gournay du lundi 16 janvier 2012 au samedi 18 février 2012 inclus.

Après une lecture rapide des dossiers, on peut retenir 2 points essentiels (page 29 du dossier administratif) :

A horizon 2015, l’installation de Chatillon-sur-Indre sera fermée depuis 4 ans réduisant la capacité du territoire à 85 000 tonnes par an. Il est à noter que la société Coved a déposé courant 2010 une demande de poursuite d’activité de ce site, pour 60 000 tonnes par an et pour une durée de 14 ans. L’analyse présentée dans ce chapitre ne tient pas compte de ce projet en cours d’instruction administrative, mais se base sur la fermeture prévue du site Coved en 2011.

Ce serait une bonne nouvelle pour les habitants de Châtillon mais malheureusement, ils n’ignorent pas que la COVED a reçu le 13/12/2011 de la préfecture de l’Indre,l’autorisation de poursuivre et d’étendre le centre de stockage.
Lien avec l’autorisation

Le 2 ème point à la page 27 du même dossier :

L’article 194 de la loi du 12 juillet 2010 (loi grenelle2) portant engagement national
pour l’environnement modifie l’article L541-14 du code de l’environnement et fixe
une limite de capacité de traitement par enfouissement ou incinération à 60% du
gisement total de déchets produits sur un territoire.

60 % de 132 750 tonnes de déchets collectées en 2010 est égal à 79 650 tonnes

Soit la capacité de Vicq et Gournay II (85 000 t.), pourquoi ouvrir 2 mégas-décharges ?

Capacité totale des centres de stockage de l’Indre :
– Vicq sur Nahon : 25 000 t 11/01/2020
– Gournay II : 60 000 t 26/09/2019
– Châtillon : 70 000 t 13/12/2021
– Gournay III : 85 000 t jusqu’en 2026

Total de capacité de 240 000 tonnes/an pour environ 82 000 tonnes à enfouir, soit 3 fois plus !
En triant à la source les fermentiscibles et en créant une usine de méthanisation, le département aurait moins de 50 000 tonnes à enfouir.
Comme pour l’enquête publique de Neuvy, n’hésitez pas à vous renseigner, à consulter le commissaire-enquêteur ou a lui adresser un courrier à la mairie de Gournay.

– Lien avec les documents de l’enquête publique de l’ISDND de Gournay (plus disponible sur le site de la préfecture)
• Avis de l’autorité environnementale
• Arrêté ouverture enquête – ISDN GOURNAY
• Avis enquête publique
• Description du projet
• Résumé non technique – Etude d’impact

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 20th, 2012|Environnement, Non classé|Commentaires fermés sur Enquête publique pour l’extension de l’ISDN de Gournay

La communauté sous le vent de 2012

Le président de la communauté de communes du pays d’Écueillé, Raymond Thomas, a fait le bilan de l’année 2011 mais aussi présenté les projets pour 2012, lors de la cérémonie des vœux. En dehors du fonctionnement habituel, la communauté de communes a traité quelques dossiers plus particuliers. En matière patrimoniale, deux décisions en cours de finalisation sont à noter : à Heugnes, le rachat pour 30.000 € de l’immeuble Pécourt, dans le but d’une future rénovation en logement social, et, à Écueillé, la vente du bâtiment dit « Vega », sur la zone de l’Aray, convenue pour la somme de 70.000 €. L’acheteur doit y ouvrir prochainement un centre de contrôle technique automobile.
« En ce qui concerne la création du parc éolien, le conseil communautaire a réaffirmé sa détermination à voir se développer sur son territoire cette énergie renouvelable. Le premier défi à relever dans cette véritable course d’obstacles est de voir inscrites les deux communes d’Heugnes et de Villegouin dans le schéma régional éolien (SRE), qui doit être rendu public début 2012 », a expliqué Raymond Thomas, en précisant que, lors d’une réunion de concertation pour l’élaboration du SRE, le 21 novembre dernier, aucune association n’a exprimé de réserve concernant le territoire. Il ne reste plus maintenant qu’à attendre la publication dans les semaines qui viennent du projet de SRE.
La poursuite des études d’optimisation du ramassage et du traitement des déchets et des ordures ménagères aura été un gros travail. Les résultats sont conformes aux attentes de la communauté de communes. « Ils permettent, malgré la hausse du taux de TVA à laquelle nos factures sont soumises, d’espérer une stabilité, voire peut-être une diminution. Nous sommes arrivés à un suivi maîtrisé de ce service qui représente pratiquement la moitié du budget communautaire », a poursuivi le président Thomas.
L’autre gros dossier est la réforme des collectivités territoriales. A plus de 90 %, les délégués se sont prononcés pour que les neuf communes restent groupées et à près de 85 % pour rejoindre la communauté de communes du Pays de Valençay. L’arrêté fixant le schéma départemental de coopération intercommunale de l’Indre a entériné la fusion des deux communautés.

NR du 11/01/2012

 

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 15th, 2012|Non classé, Politique|Commentaires fermés sur La communauté sous le vent de 2012

Déchets enfouis : Chanceaux abat sa dernière carte

Chanceaux_decharge
Le maire de Chanceaux-près-Loches va engager un pourvoi en cassation au Conseil d’État contre l’extension du centre d’enfouissement de la Baillaudière.

Nouvel épisode judiciaire à venir entre la petite commune de Chanceaux-près-Loches et le centre d’enfouissement technique (CET) de la Baillaudière. Le conseil municipal a décidé d’engager un pourvoi en cassation au Conseil d’État. « C’est la dernière chance que nous avons pour obtenir l’annulation de l’arrêté d’extension du site qui nous a été imposé par la préfecture en 2007 », indique le maire Jean-Louis Dumortier. Les élus municipaux espèrent avoir trouvé la faille dans le dossier qui les oppose depuis cinq ans au centre d’enfouissement. « Pour l’enquête publique en 2006, l’avis au public ne mentionnait pas l’existence d’une étude d’impact. Pour nous, c’est un vice de procédure. De toute manière, c’est notre dernière solution pour obtenir l’annulation de l’arrêté préfectoral. Si on perd en cassation, c’est fichu », estime Jean-Louis Dumortier.

«  Nous ne voulons pas accueillir trois fois plus de déchets…  »
Si Chanceaux est satisfaite du centre de tri des déchets géré par la communauté de communes Loches Développement, elle se bat contre le triplement du volume de déchets enfouis, soit 150.000 tonnes par an, sur le site de la Baillaudière. En 2010, selon la DREAL (direction régionale de l’environnement), 110.923 tonnes de déchets ont été enfouies à Chanceaux. C’est le deuxième tonnage le plus important de la région Centre, derrière le site de Sonzay (131.709 t). La Baillaudière enfouit ainsi près d’un septième du volume de déchets de la région Centre (734.990 t). Chanceaux veut revenir à la capacité initiale du site, à savoir 50.000 tonnes par an. « Nous ne voulons pas accueillir trois fois plus de déchets qui viennent de toute la France », dit le maire.

Débouté à chaque fois
Les élus, avec le soutien d’AEST (Association Environnementale Sud Touraine), redoutent des conséquences négatives sur l’environnement (terre et air) et la santé. Le 4 octobre dernier, la Cour d’Appel de Nantes a rejeté le recours de Chanceaux engagé fin décembre 2009. « La Cour a estimé qu’il n’existait pas suffisamment de preuves de l’existence d’un risque de dommage grave et irréversible à l’environnement » précise le maire, dont la commune a écopé au passage d’une obligation de verser 2.000 € à la Coved, gestionnaire du CET. Chanceaux s’inquiète du taux de dioxine autour du site, taux qui serait « 17 fois supérieur à un témoin situé à 2.500 m du site », d’après des analyses de sol menées en novembre 2008. La source en serait la torchère du site. Pour la Dreal, les teneurs restent dans la moyenne nationale des sols agricoles périurbains et l’origine proviendrait d’incendies antérieurs. La commune conteste les résultats des sondages géologiques. « Pour chaque action en justice, nous avons été déboutés sur tout, dit Jean-Louis Dumortier. Depuis 2006, j’aurai consacré mon mandat à ce dossier-là ».

réaction
Coved :  » Il faudrait un coup de théâtre  »
Nous avons appris hier à Guillaume Pépin, responsable Coved Centre, l’intention de Chanceaux de se pourvoir en cassation. « C’est l’arrêté préfectoral qui est attaqué, pas nous, dit-il. Pour nous, cette autorisation est de l’histoire ancienne puisqu’elle date de 2007. Pour gagner en cassation, il faudrait un coup de théâtre extraordinaire ». Guillaume Pépin se dit « serein après deux procès qui sont allés à terme et des dossiers qui ont été analysés par des volets d’experts ». « S’il y avait eu un problème, l’arrêté aurait été déjà cassé », avance-t-il. Il met en avant les 55 emplois créés sur le site, et la production d’un mégawatt/heure d’électricité à partir du biogaz, soit « l’alimentation de 7.000 foyers hors chauffage ».

NR du 13/01/2012

2017-02-05T18:54:28+01:00janvier 13th, 2012|Environnement, Non classé|Commentaires fermés sur Déchets enfouis : Chanceaux abat sa dernière carte
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